En intérieur
Je prend ma plume, mon crayon, ma folie, du papier et un recueil de poésie. Je part. A travers des forêts et des déserts, des rivages et des montagnes orifères, à travers les tourbillons d'un passé que j'arrête de nier, en marche pour un futur que j'ai hâte de croquer au fusain sur mon carnet doré.
Je marche, je cours, et je m'arrête souvent pour regarder, rencontrer, embrasser. Un but ? Ne jamais arriver. Juste avancer. Tous les chemins ne mènent nulle part, pour peu qu'on les poursuivent.
En cours de route je rencontre des gens, au clair de Lune ou au chant du Coq, parmis les Landes ou sous la brise Marine, dans les profondeurs du Mali ou dans les sombres manoirs Anglais, nous partageons ensemble un chemin qui s'étend à l'infini, vers l'infini, jusqu'à ce que paraissent les prémices d'une sombre chute et d'un repos forcé. Et plus avant.
