Une antiboise Celticophile et semi Parisienne en quête perpétuelle... mais de quoi ??

Etrezomp-Ni Kelted. Cherche ton chemin Sur les sentiers d'Avalon

03 novembre 2009

Moonlight song

Et la déesse sombre aux yeux d'argent, la Reine, la Terrifiante, est revenue. Ses regards éclipsaient les lumières de la ville, perçaient la chape de pollution, instauraient le froid purifiant des nuits sans nuages.
Et le bruit s'assourdit sous le chant des créatures nocturnes : apaisantes, les voix se répandaient.
Les rayons argentés scintillèrent de plus belle; partout, dans les rues et le secrets des demeures, les païens célébraient cette nuit.
Là, au sommets des buttes, ils levèrent les yeux vers le ciel, et dans un murmure, s'adressèrent à l'astre des fous.
"Que tes feux glacés se changent en étincelles, que ton énergie viennent vers nos pierres;
Que la vie circule à nouveau dans nos veine, oh, déesse, toi qui n'as pas qu'un nom.
Libres païens que nous sommes, dénués d'un maître trop grand, hommes nés de la nature,
Nous accueillons ta sève comme l'arbre l'eau claire des torrents"
Et chacun, allumant son bâton, sa poudre, versant dans un récipient l'eau qu'il consacrait, entra dans cette union des êtres qui retournent vers ce qu'il sont.
La nuit glaciale avançait; sous le regard de la Dame, ils se sentaient renaître, dans ce premier Esbat annonçant l'hiver, voguant vers les frimas.
Et pour la première fois depuis un temps bien trop long, l'espoir coula dans toutes les veines, le courage revint : dans la lumière de la pleine Lune, revivait enfin la liberté.

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27 octobre 2009


On. Play. You're listenning to : Mad World
Et la course commence, la course de tout les jours qui n'est pourtant pas une routine. Le casque en protection sur les oreilles, comme une barrière, un bandeau, des œillères musicales qui t'empêchent d'entendre, inconsciemment, les bruits alentours. Oui, tu les vois, mais ce seront des ombres, des ombres silencieuses au beau milieu des pulsations répétitives qui t'assomment.
It's a very, very
Mad World
Mad World
Mad World
Mad World
Autour de toi, c'est le même topo : une armée de zombies au pas cadencé lâchée dans les rues d'une des plus belles villes du monde, une armée de zombies qui choisissent l'inconscience volontaire plutôt que de sombrer, un moyen de survivre sans auto-flagellation perpétuelle.
Une échappatoire.
And I find it kind of funny
I find it kind of sad
The dreams in which I'm dying are the best I've ever had
I find it hard to tell you
'Cos I find it hard to take
When people run in circles
It's a very, very
Mad World
Et le son pulse toujours à tes oreilles, déchirant tes tympans : plus efficace qu'un gilet pare-balle, tu crée ta bulle, que tu n'enlève qu'en rentrant ici ou là, quand les gens se révèlent enfin dans un accord tacite, et que d'un seul regard ils te disent "tous dans la même merde, tous, tout le monde."
Alors on s'occupe autrement, la société a bien fait les choses, elle a inventé l'alcool à portée de tous, la drogue facile d'accès, autant de moyens pour ne plus voir clair quand ça fait mal, de ne pas se regarder dans une glace et de voir la part de noirceur de l'âme humaine. Elle a eu raison, sur ce point là, tous s'y sont fait prendre, les premiers furent ceux qu'elle débectait : on se souvient d'un grand blond à la voix nasillarde qui gueulait sur les barricades "société, tu m'auras pas" avant d'aller s'abandonner sur le Pont des Arts.
Hide my head I want to drown my sorrow
No tomorrow
No tomorrow
Comment les blâmer ? Comment les blâmer quand t'en fais partie, toi aussi, toi qui te branches sur tes sons psychédéliques jour et nuit, dès que tu sens vaciller la sécurité de ton milieu ? Toi qui lève ta bière plus souvent qu'à ton tour ?
Tous, tous le font, d'une manière ou d'une autre, tous, pas par manque de sincérité mais par désillusion, parce qu'on croyait tous en l'homme et la société, et que les seuls à avoir réussi se sont fait massacrer en 36 par une coalition de dictateurs et de collabos.
Et des fois il y a des étincelles qui ressortent, il y a des fois où tu prends une grande bouffée, que tu regardes, que tu acceptes de prendre des claques, de souffrir, de partir, et ensuite de revenir, de crier au monde ce que tu penses de lui. Et le reste reste en suspend, car tous vont dans le même sens à une vitesse qu'ils ne contrôlent plus, la chorégraphie se prend les pieds et se foule la cheville, et puis il y a tout ce que tu dois faire, il y a le métro à prendre, les livres à étudier.
Hello teacher tell me
What's my lesson
Et le métro dans lequel tu t’engouffres, jamais aussi seul qu’au milieu de tout ces visages qui se ressemblent en leurs différences, ces visages où tu te retrouves, puisqu’autour de toi les gens sont détruits autant que tu l’es, tous portent cette marque, infime ou criante, de l’échec d’un rêve commun dans lequel tout ça n’aurait pas lieu d’être.
And their tears are filling up their glasses.
No expression
No expression

Et si tout n’était pas perdu ? Et si finalement il y avait un moyen ? Et si on trouvait ce monde-là, celui auquel on a renoncé ?
Le jour où tomberont les casques, où le métro ne sera plus une reconstitution de 1984, où les gens en se croisant se reconnaîtront comme Hommes et non comme miroir d’infortune, est-ce un fantasme d’y croire ?

Laissez-moi dix ans, encore ce répit-là, et j’en jugerai. Pas maintenant. Ne brisez pas ce qui vacille, ce qui reste derrière les ruines accumulées.
Ne brisez pas les sourires nouveaux, les étreintes, les longues discussions où l’on refait le monde, avant d’avoir essayé. Réellement.
Laissez rêver ceux qui peuvent encore.


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19 octobre 2009

Pour.

Longues rues impersonnelles et sublimes, gigantesques boulevards sans fin, impasses innombrables...
Oublieuses ruelles où ne traînent pas les touristes, où errent les silhouettes des passants, sans buts précis;
Ultimes placettes couvertes de pavés, douces devantures vieillies à nulles autres semblables,
Linge blanc du ciel, chape de plombs descendant des cieux, verdissant les arbres, ô toi...Paris.

A toi l'hommage de la sérénité fourmillante, de l'angoisse éclatée, des larmes de joie comme de peur;
Uniques paysages d'une beauté frémissante, noirceur blafarde de tes nuits sans fin, aux souffles d'alcool,
Tendresse de tes nuages si longs, qui t'enveloppent de leur blancheur crayeuse, du froid à toute heure;
Utopiques souvenirs, vivaces dans les yeux bleus qui percent ton ciel d'hiver, t'illuminant d'une clarté folle.

Ô toi, toi Paris si belle et si mystérieuse, Paris aux bras si chauds du confort des cafés, des salons amicaux;
L'inimitable Paris, noire et blanche, rouge des révoltes passées et futures, violacée par le froid trop vif,
Tiraillée par ses destins, emmurée par ses désirs, débordante de ses espoirs, masquée par ses peaux;
Ultra, extrême, débridée, fragile pourtant dans ses cœurs secrets, en ses tempéraments si destructifs...

À toi, à moi, à vous, à eux, à tous ceux qui la parcourent jour et nuit, jours sans nuits, dans la clarté orange [des crépuscules;
La ville imprenable vous retient de ses doigts fins, de ses mains d'albâtre; succombez donc, sans regret, aux  [charmes dangereux des voyageurs noctambules...

 



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18 octobre 2009

N'imp.

And the rest is silence.
Que le réveil est dur, que la vie est violente, que de couleurs soudain percent de leurs feux les violines et les verts!
Quand le rêve fut doux, quand on oublie tout pour vivre enfin l'instant, ce ne sont plus que les vapeurs éthyliques et les visages éthérés qui vous rappellent que finalement, rien ne s'est vraiment passé.
L'inconscience totale peut être une vertu, car dans ces moments là les dilemmes paraissent lointains : on ne tourne pas dans sa tête des questions inachevée, on essaie juste de sentir sur sa poitrine le poids léger des douces mains gantées de cuir, la chaleur qui s'en dégage, les parfums entêtants de la nuit parisienne si magique dans les fièvres des samedi soirs.
Hédonisme comme ligne, sans conduite ni raison, comme dans les moments étranges où reviennent les profonds désirs de fuites, de voyages interminables, de contrées fabuleuses, de retraites en Brocéliandre et de feux de Beltane, autour du grand mât de Cocagne.
Comme dans ces moments-là où pour échapper à une angoisse sourde, c'est si bon de marcher dans les rues de Paris, dans les frimas d'un automne hivernal, de s'y perdre sans volonté de retour, sans en savoir vraiment la raison.
Raison bannie pour rester dans le rêve, ne plus penser à rien d'autre qu'à ces désirs qui se réveillent, qu'à ces songes enfouis, ne plus sentir que mains, corps, sans plus penser à rien, sans plus penser à l'amour, juste au fait d'être là, d'être bien.

And the rest is silence.

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04 octobre 2009

Stout

I enter the pub and it stinks as a stable
  But I'll take a seat there's one empty table
  I'm looking for a barman I don't need to think
  Hey get of your ass and get me a drink.

  Chorus:
  Stout fuckin' stout I drink all night
  And I don't care if it's wrong or right
  Stout fuckin' stout I drink all night
  and early in the morning... I am dead drunk.

  One, two, three, four, five empty bottles of stout
  I'll drink fifteen more and then I will shout
  I'll shout to the barmen I don't need to think
  Hey get of your ass and get me more drink.

  It's one of those days when nothing goes right
  And my nose is bleeding 'cause I started a fight
  I killed another bottle and I feel so sick
  I'm going to puke then go back to drink.

 

  Stout fuckin' stout
  Stout fuckin' stout
  fuckin' stout
  fuckin' stout.






And I need, I need to go out of my head
I need to stop reflect about this
I want to be drunk all days and nights
I want to sing, without thinking.

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30 septembre 2009

Padam Paname

Marche, marche, claque le talon sur le pavé comme sur l'asphalte. Minuit désert sous la lune montante, silence des hommes, vrombissement impersonnel de leurs machines qui filent en traînées rouges et blanches.
Sous le ciel violet, parsemé des étoiles citadines, Paris bouillonne d'une frénésie technologique, que les hommes ne maîtrisent plus.
Plus, il n'y a plus de passants, plus de marchands, mais des ombres furtives qui se coulent dans la nuit, pressées de rentrer, de se réfugier dans une solitude plus tranquille, plus naturelle, pas celle de cette ville, pas la solitude entourée.
Et pourtant la nuit est belle. Les façades illuminées, les dorures resplendissantes et, si proche, la Tour qui se dresse, goûte au repos qu'on daigne lui laisser.
Et pourtant, la nuit est douce, elle a les couleurs d'un crépuscule d'éternité : çà et là, l'orange prêt à pourrir des contes de Yourcenar se mêle à ce violet entêtant; complot contre la noirceur, la ville s'éclaire d'elle-même, prête à vaincre la nuit pour vivre sa journée.
De loin en loin, des silhouettes titubantes, des éclats de voix, des rires alcoolisés : les hommes apprécient la nuit depuis le cocon des spiritueux, voient le spectacle par la verrière de la bière, et se dispersent, dans leur euphorie fabriquée, pour ne pas se laisser happer par le fourmillement.
Car la ville est cruelle, c'est une amante exigeante, elle épuise quiconque essaie de l'aimer, l'entraîne sans pitié par delà les promesses fantastique, montre les délices, laisse goûter à l'extase, et rejette, faible et malade, le pauvre naïf maintenant soumis, dépendant de ses frasques...
Perpétuel mouvement, que l'endurance ne saurait tenir, que l'habitude ne saurait ternir... mouvement halluciné, mouvance d'un drogué... pardonnez-moi, je crois que j'en suis, de ces accros à Paris...

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11 septembre 2009

Quotidien.

Le voila sur les genoux, mendiant du bout des bras,
Un sourire ou trois sous, de l'amour ou un toit,
Perdu dans sa misère il ne parle plus,
Quitté par la colère sa haine s'est perdue.

Son coeur a l'amertume d'une vie pleine de guerre
Qui doucement le consume jusqu'à le mettre sous terre
Sous terre ou sous un tas d'ordures ménagères
Que l'on n'emportera pas dans le luxe d'un cimetière

Parfois un voyageur a l'allure impeccable
Toise l'enfant d'malheur comme pour lui dire « dégage » ;
Il pense qu'il faudrait que cette race de rien
Soit réduite a néant pour dégager son chemin.

Reviens,
C'est un homme comme toi,
Alors reviens,
Donne-lui un semblant de vie,
Mais reviens,
Tu pourrais vivre à sa place,
Alors reviens, reviens, reviens…

Celui-là chante faux le seul air qu'il connaît
Dans la rame d'un métro, hiver comme été,
Pour public les badauds revenants de travailler,
Aigris de leur boulot, qui ne pensent qu'à rentrer.

Sa vieille voix fatiguée fait deux fois son âge,
Ses mains tentent de mimer l'histoire d'un partage
Auquel il ne croit plus, qui n'existe plus,
Auquel il a cru et qu'il a perdu.

A un mètre de lui un étudiant grande gueule
Parle fort et puis rit, se foutant bien d'sa gueule,
Pour séduire une fille toute fraîche et jolie
Qu'on pourrait croire gentille mais qui rit autant que lui.

Tais-toi,
C'est un homme comme toi,
Alors tait-toi,
Donne-lui une once de talent,
Mais tais-toi,
Tu gueule plus faux que lui,
Alors tais-toi…

Et moi je reste là muet les yeux baissés,
Honteux de ne rien donner, honteux de n'pas parler.
J'aimerais crever ce mal en commençant par là
Hélas je reste là muet les yeux baissés.

Puis mon regard se tourne vers les parois voûtées
Où pour un temps séjournent les grandes publicités ;
La vie y semble belle, et tout le monde est beau.
A quel monde dois-je croire ?
Auquel vaut-il mieux croire ?

Debout Sur le Zinc, Dans Le Métro

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16 août 2009

Je n'ai pas sommeil, ce soir. Comment serait-ce possible, d'ailleurs ? Il est si proche.
Mes songes n'ont pas la Technicolor, et comme un vieux film, ils se hachent.
Je ne dormirai pas. Y'a trop à penser.
Penser à un endroit sans couleurs ni lumières, blafard et étrange comme la nuit.
Et soudain, la lune. Si lointaine cette nuit, bien moins réelle que ce rêve, et pourtant, bien plus proche.
On s'y habitue, après des années. On ressent moins la douleur de voir toujours plus près, sans jamais réussir à approcher. Ou pas comme on voudrait.
Ce rêve que nul autre n'a su effacer.
On n'arrache pas une vestale à son temple, pas plus qu'un faune à sa forêt. Pas plus qu'un rêve à l'esprit qui s'y raccroche. S'ils est un samsâra, qu'il soit moins sadique, la prochaine fois.




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08 août 2009

Il.

Il a environ soixante ans, et un panama blanc,
Il a un complet veston et une barbe de fils d'argent.
Celui qu'il n'a pas dans les poches, évidemment.

Il a au mollet deux trous rouges au côté droit,
Mais contrairement au Dormeur, il craint encore le froid.
Heureux soit-il, celui-là, loin des turpitudes de la loi.

La révolte l'agite et le faim le tiraille,
Son cœur bat encore au son des mitrailles.
Il tuera, ou qu'on l'emmuraille.

Il a suivit les rangs, on le condamne aux bancs,
Il a suivit les règles, on lui reproche de n'être blanc.
Celui qu'il fut jadis, en les servant.

Il n'a plus aucune foi,
Réfute l'existence des droits.
Et regarde l'Autre se vautrer dans la soie.

Son corps sec est prêt à brûler,
Comme au temps des officiers, des salués.
La cible s'est juste retournée.

Il est là, impuissant, enrageant
Ne trouvant son réconfort qu'en pensant
Au jour où se lèvera le poing vengeant...

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01 août 2009

On ne trouve jamais les choses si belles qu'à l'heure de les quitter.

En se baladant sur les plages, on goûte l'air marin et la douceur de la brises, et on reste écrasé sous la pesante chaleur qui enivre mieux qu'un vieux vin.
Il y a des sommets de collines que l'on n'avais jamais vu, des horizons qu'on avais jamais senti, des rivière jamais suivies; et l'on se dit que l'on partira sans les voir.

Sur la corniche, au dessus de la mer, on a une vue splendide sur la ville; elle n'a jamais paru si douce, si accueillante, elle qui toujours t'avais rebuté. Même le port semble se couvrir d'un argent qui n'a rien du fric sale, si pur, une brume scintillante, qui cache les tours et les blocs, et ne laisse à tes regards que la silencieuse effervescence des rêves. Même les étoiles sont de la partie.

Depuis le phare-sentinelle, la côte est d'or et de topaze;  du ciel rouge rosé tombe une poudre doré, qui efface les contours et les formes, dans une fantas-tômatique spectacle de spectres harnachés, se mêle aux parfums capiteux, le sel, le pin, les herbes, les senteurs fauves, forme un harem hallucinant, les voiles se confondent dans les voilures, les promesses de lointain se perdent dans l'opulence du présent qui s'échappe.
Et du cap, et des rochers, et de la forêt tout autours, semblaient monter les chants des naïades, des sirènes, et des nymphes suppliantes.

Étrange comme depuis quelque temps les parfums des bois sont plus puissants, l'attrait des flots
plus captivant, le nacre des roches plus séduisant; étranges toutes ces choses qui s'ouvrent soudain, animées des puissances que l'on avaient tant cherché, comme pour te faire regretter le départ prochain.

"Oh, vois et regrette, regrette amèrement ces paysages dorés, regrette la touffeur des nuits d'été, le fifre grinçant; qu'est-ce qui s'ouvre à toi ? Toi qui renie ta terre rouge pour le pavé et quitte la mer pour le fleuve, résisteras-tu, perceras-tu, empêtré dans Ses tentacules ? "

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